Irène va mourir, mais se prostitue encore pour la survie d’un enfant
confié à une vieille.
Rosario n’a pas compris qu’elle voit en lui un client quand elle l'a interpellé dans la rue et, pour acquitter sa dette, il lui confie son trésor : une boîte contenant
des livres... qui devient un lien entre eux.
Après son travail sur un chantier, il la sort de sa morosité en lui
racontant sa vie, errance malheureuse rehaussée de quelques rencontres et de
maigres opportunités. En échange, il lui demande de lui apprendre à lire.
Une écriture indomptée. Les récits de la vie
de Rosario s'intercalent dans celui de leurs quotidiens arides, auxquels s’ajoutent
les histoires des livres. Pas facile à lire. Cependant, l'auteur nous donne envie de suivre ces personnages tragiques,
ces moins que rien, qui s'ouvrent in extremis à la vie.
Notes :
. J'ai lu ce livre dans le cadre de la préparation à un voyage en Egypte et pour moi, il permet de mieux comprendre ce que vivent les personnes, nombreuses, qui mendient.
. En tant que lectrice et écrivaine, forcément, le vecteur qu'est le livre ne peut que m'apparaître comme essentiel. De mon côté, je l'ai utilisé, mais avec parcimonie. Cela dit, la propension d'un personnage à lire ou pas, et la nature des livres qu'il lit sont en effet de bon moyen de parler de lui.