Ce livre commence comme une voix sourde, sans virgules, et s'amplifie avant de
trouver un équilibre au travers de la quête d'un homme qui veut redonner sa
place à un « bâtard » de la famille, écarté après la guerre – et
d'autres fois encore –, malgré des tentatives des uns et des autres pour réparer
un moment d'égarement.
Simon part sur les traces de l'anonyme M., fils non reconnu par son propre
grand-père, après le décès de ce dernier. Lui-même est éprouvé par une
rupture.
D'abord, j'ai cru ne pas pouvoir entrer dans ce style minimaliste en dehors
des conventions, puis je me suis laissé entraîner. Et j'ai aimé suivre ce
processus de réappropriation, ce lien tissé avec soin.
À découvrir.
Note : j'admire les auteurs qui osent une rupture de style. De mon côté, je me laisse emporter parfois par une envolée littéraire, mais n'ai pas (encore ?) tenté d'écrire un roman dont le style évoluerait au cours des chapitres. Tout au plus, j'ai assumé l'utilisation du subjonctif imparfait (en limitant cependant quand c'était possible les terminaisons en u/a/issent et en préservant les élégants â/û/ît) dans Tous les matins, elle boitait, roman historique où le style suranné est en phase avec le récit.
