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La permission de minuit

réalisatrice : Delphine Gleize
avec Vincent Lindon, Quentin Challal
Un adolescent qui veut tout de la vie parce qu'une maladie de peau le ronge peu à peu...
Romain bouscule David, son médecin, qui a pris malgré lui une place de père en posant son terrible diagnostic sur l'enfant alors âgé de 3 ans : David a en effet décidé de quitter son travail pour tenter de redonner à sa propre famille la place qu'il donne à son patient.
Deux injustices s'opposent : la maladie qui semble donner tous les droits à Romain et l'absence du père au sein de sa famille.

Les femmes du sixième étage

Paris, années 60.

Jean-Louis Joubert exige que la cuisson de son oeuf coque soit exactement comme il les aime. Heureusement, Maria, sa nouvelle bonne, passe le test. Car elle l'intrigue et lui donne même envie de connaître la floppée de femmes qui logent dans les chambres du haut avec elle.
Puis d'habiter avec elles en se retirant dans sa propre chambre.

Parcours initiatique d'un bourgeois accompli vers une vie plus simple.


avec Fabrice Luchini

La Grande illusion


La Grande, la belle illusion de Jean Renoir.

Première guerre mondiale

Bien qu'officiers de camps opposés, Von Rauffenstein et De Boëldieu deviennent... amis.
Amitié authentique s'il en est, fondée sur le respect des principes des gens bien nés.
Fidélité à leur patrie, à leur armée.
De Boeldieu se doit de se sacrifier pour que deux de ses compagnons d'armes puissent s'échapper de la forteresse dans laquelle ils ont été incarcérés.
Von Rauffenstein se doit de lui tirer dessus quand ce dernier accède à une limite interdite de la prison.
Mais sa compassion est authentique tout autant que le pardon de son ami quand De Boeldieu agonise de la balle qui a atteint malencontreusement son ventre au lieu de sa jambe... d'autant qu'ils concèdent de concert que mourir à la guerre est pour les gens de leur rang "une bonne solution".

Marechal et Rosenthal, fuyards français, (grâce au sacrifice de De Boëldieu) se réfugient dans une étable.
Plusieurs jours se sont écoulés.
Des nuits passées l'un contre l'autre pour se tenir chaud.
Un paquet de sucre pour seule nourriture.
Marechal aurait pu tuer la jeune veuve allemande qui arrive à la suite de sa vache.
La jeune femme faisant fi de toute prudence et de tout patriotisme les encouragent à venir chez elle, pour soigner Rosenthal. Une occasion de les livrer se présente, elle ne la saisit pas.


La leçon de piano, Jane Campion

Ada = Holly Hunter

XIXème, une plage de Nouvelle Zélande

Ada débarque avec son piano et sa fille Flora. Un mariage de raison avec Stewart.
Muette, elle ne communique qu'à travers sa musique et par l'intermédiaire de sa fille.
Mais l'alchimie n'a pas lieu. Son mari l’indiffère.
Et elle s'éprend de Baines, un autre colon, qui a racheté son piano qu'elle n'a pu garder. Pourtant, il lui a proposé un marché abjecte : récupérer son piano touche à touche, en acceptant d'être l'objet de ses caresses, sous le couvert de prétendues leçons de piano. Mais il s'approche d'elle avec une telle dévotion... Et ne remet jamais en cause la relation étrange qu'elle a noué avec son piano.

L'infidèle doit être châtiée, c'est même Flora qui la dénonce à Stewart ; et celui-ci lui sectionne un doigt dans un accès de rage.
Elle ne conteste pas la punition, essaie même d'apprendre à aimer son mari. Mais son amour a raison de sa tiède tentative.

La réalisatrice met en scène la sensualité de la pianiste, la relation à l'instrument poussée à bout... mise en valeur par une BO entêtante. Le questionnement sur l'acceptation du sentiment amoureux est placé là dans une situation complexe... Que dire d'un mariage plus ou moins consenti par les deux partis : N'implique-t-il pas la fidélité ? Et ce sentiment né d'une addiction à la musique et d'un regard concupiscent, doit-on le laisser vivre ? L'enfant tranche spontanément mais le regrette amèrement lorsque sa mère est cruellement punie...

Le monde de Charlie, Stephen Chbosky

Logan Lermer : Charlie
Ezra Miller : Patrick

Charlie était très proche de sa tante, décédée accidentellement. Fragilisé, il ne parvient pas à trouver sa place dans le lycée où il vient d'arriver. Seuls Patrick et sa demi-soeur Sam, personnages exubérants et décalés, lui témoignent d'emblée de la sympathie. Grâce à eux, il parvient peu à peu à sortir la tête de l'eau. Mais ils découvrent que ses amis, qui lui semblent si surs d'eux, trimbalent en fait des souffrances comparables à la sienne. Des histoires douloureuses.
Tant de malheurs sur trois personnes. Trop ?
Et pourtant, un sentiment de vie se dégage de ce trio attachant. Ils défient leur entourage. Ils prennent des risques - séquence pleine d'émotion debout à l'arrière d'un 4x4 roulant dans un tunnel - mais ces risques sont à la mesure du courage dont ils font preuve.

Le vent de lève, Miyazaki

Le vent se lève, il faut tenter de vivre : devise de Jiro, enfant rêveur passionné d'aviation, inspiré dans ses rêves par Caproni, constructeur d'aéronef, et qui devient à son tour ingénieur en aéronautique. 
Il faut tenter de vivre... Pas facile lorsque l'on a survécu en 1923 au tremblement de terre de Kanto (à l'origine d'une centaine d'incendies... attisés par de vents violents). Jiro aurait pu aussi baisser les bras lorsque le premier avion qu'il conçoit s'écrase lors d'un vol d'essai ou lorsqu'il apprend que la jeune femme qu'il veut épouser est atteinte de la tuberculose. Mais il décide contre vents et marées de vivre à plein jusqu'au dernier souffle de sa bien-aimée. Il parvient ainsi à réaliser un avion, le chasseur zéro, qui deviendra l'avion des kamikazes de la seconde guerre mondiale.

Film riche de références historiques de l'avant-guerre à la seconde guerre mondiale. Miyasaki nous fait ainsi pénétrer dans le proche passé de la société japonaise, plus encore : à travers des clins d’œil répétés à la culture européenne, il crée des liens inattendus entre les deux mondes.
Ce film d'animation décrit avec poésie et humour les plaies d'une vie, la souffrance vécue dignement, mais donne aussi à voir une soif de vie à toute épreuve. 

Nikita, Luc Besson


Tout effacer.
Reprendre une nouvelle vie.
Après avoir tué pour se procurer de la drogue, Nikita a bénéficié d'un entraînement multidisciplinaire allant du code de bonne conduite au maniement des armes pour effectuer des missions hors normes. Mais elle a perdu sa liberté car, en échange, elle est maintenant un agent dévoué corps et âmes aux services secrets français. Guidée pas à pas, elle sera pourtant confrontée à l'imprévu d'un sentiment amoureux : Marco va surgir dans sa vie alors qu'elle fait son retour à la vie civile, hors du centre d'entraînement où elle a été enfermé pendant cinq ans. Que va en penser Bob, son mentor, qui est secrètement amoureux de cette femme qu'il a façonnée ?

Film efficace, et qui réveille en nous un rêve utopique : Celui de répartir à zéro, et d'être porté par d'autres pour accomplir une mission trépidante.
Film émouvant où l'amour apparaît, d'autant plus fort, d'autant plus nécessaire, que tout est censé être sous contrôle.

L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, JP Jeunet


Kyle Catlett : T. S. Spivet

Depuis que T. S. a perdu accidentellement son frère, d'imperceptibles changements viennent ronger sa famille de l'intérieur et personne ne s'aperçoit que cet enfant de 12 ans est un génie, même lorsqu'il est récompensé par le musée Smithsonian pour son système capable de produire un mouvement perpétuel.

L'enfant décide de prendre les choses en main et organise, à sa manière, son voyage vers Washington DC.
Le réalisateur décrit avec beaucoup de poésie l'ascension de T.S., non pas à la gloire, mais à une maturité qui lui permet de faire face à son deuil.

Blue Jasmine, Woody Allen

Blue Jasmine : Cate Blanchett
"Si un jour vous êtes riches, il faudra être généreux", dit Jasmine, la voix mal assurée à ses neveux ébahis. C'est peut-être la première fois qu'elle leur parle vraiment  alors qu'elle loge chez eux depuis qu'elle a tout perdu : Sa fortune, mais aussi son mari et son fils.
L'insouciance et le gout du luxe ont causé sa perte. Mais s'accrochant à ses incohérences, elle va jusqu'au bout, jusqu'au fond, ne cessant de rêver à un monde scintillant qui la placerait au-dessus des autres et qui lui rendrait la vie belle.
Simplement, même pour de riches personnes, oublier son fils ne peut pas être anodin.

Au sommet de son art, Woody Allen était certainement l'un des rares cinéastes à pouvoir s'émouvoir de la souffrance de cette femme déchue sans pour autant tamiser les effets dévastateurs de son égoïsme.

Une séparation, Asghar Fahradi

Nader broît du noir depuis que sa femme (et sa fille) l’ont quitté et qu’il se trouve seul face à la maladie d’Alzheimer de son père. Il ne se rend pas compte que l'aide-soignante qu'il a engagée pour son père : Razieh vit elle-aussi une histoire douloureuse. Méprisée par son mari, elle doit cacher sa grossesse pour pouvoir travailler, tout en s'occupant aussi de petite fille.
Il ignore aussi les cas de conscience pourtant cornéliens qu'elle doit résoudre lorsqu'elle se trouve obligée d'aider le vieillard à se nettoyer, le contact aux hommes étant strictement réglementé par la religion de leur pays.
Mais Razieh commet ce qui peut être légitimement pris pour un acte de manquement grave vis à vis du malade. Et Nader y réagit avec une violence excessive. Quand une procédure juridiciaire oppose finalement les deux, ce sont deux mondes qui s’affrontent, celui du monde moderne qui veut construire de nouvelles normes avec Nader et sa femme -revenue pour le soutenir- et celui de Razieh entourée de ses proches… et de leurs interdits, chacun étant persuadé être dans son bon droit.

La graine et le mulet, Abdellatif Kechiche

Habib Boufares : Slimane Beiji.
Hafsia Herzi : Rym.


Slimane Beiji semble absent de ce qui se passe autour de lui. Taciturne, il fait cependant valoir ses 35 ans de bons et loyaux services quand on lui annonce son licenciement du chantier naval de Sète.

Fragilisé par son divorce, il maintient cependant des relations avec ses enfants et profite encore du couscous au poisson de son ex-femme.

Cependant grâce à la vitalité de Rym, la fille de sa compagne, qui le pousse à se battre encore, il décide de transformer une épave du port en restaurant. Pour arriver à ses fins, il bravera même les tracasseries administratives et réquisitionnera l’aide de la meilleure cuisinière qu’il connaisse : son ex-femme.
Le personnage filmé par Abdel  Kechiche est d’abord ennuyeux. Le film pourrait être un documentaire sur la dure vie d’un ouvrier et les coutumes  maghrébines vécue dans un port méditerranéen. Mais finalement,  le projet de Slimane met en valeur l’excellence mais aussi la mesquinerie dont sont capables ses proches et les acteurs de cette équipée. Lentement mais surement, il révèle aussi les liens qui les rapprochent ou les rancoeurs qui les déchirent.

Huit fois debout, X. Molia


Réalisateur : Xabi Molia

Julie Gayet : Elsa.
Denis Podalydès : Mathieu.

Elsa a raté sa vie et vivote de petits boulots. Elle n'est même pas capable de se battre pour son fils, dont la garde est dévolu au père. 
Dans le fond, elle n'a pas envie de se vendre. Pourtant, elle continue à se rendre à des entretiens d'embauche mais ne saisit pas les perches qu'on lui tend.
Mathieu, son voisin, n'aime pas lui non plus les faux semblant et ose la franchise en entretien. Ce qui aboutit au même résultat.

Le film vise juste sans s’appesantir. Une poésie s'en dégage naturellement : Quand Mathieu construit sa cabane dans une forêt car il n'a plus d'appartement, on a envie d'y croire, surtout quand Elsa le rejoint. Et les sursauts d'énergie de ces bras cassés ressortent avec une force incroyable : Quand Elsa embarque son fils vers la mer et provoque un incident pour qu'ils réalisent ensemble que leur lien de parenté reste malgré tout indéfectible, quelle surprise de voir surgir une émotion partagée alors qu'on croyait que tout était perdu.

Un air de famille, C. Klapisch

Huis clos grinçant et vivant, emprunt de faux et de vrais sentiments.

Comme chaque samedi, Henri reçoit dans son café "le Père tranquille" son frère Philippe, celui qui a réussi, Betty, la benjamine de la famille, brouillon et impudente, sa mère, pétrie de préjugés ainsi que la femme de Philippe : Yolande, dont c'est l'anniversaire et qui sous des airs d'idiote, révèle insidieusement les travers de son mari.
L'ordre du jour aurait du tourner autour de l'interview récente de Philippe au sommet de sa gloire. Mais Denis, le serveur, divulgue ce qu'Henri voulait cacher aux autres : la décision d'Arlette, la femme de ce dernier, de s'éloigner un temps du domicile conjugal. Il est aussi le seul à répondre à l'envie de "Yoyo" : celle de danser après le partage d'un minable cake sous-vide surmonté des traditionnelles bougies alors que personne ne s'est réellement préoccupé de lui faire plaisir.

Plus qu'une saga familiale, ce film -très proche d'une pièce de théâtre- dévoile les préoccupations intimes de chacun et décrit des vies qui trouvent leur racine dans l'histoire familiale mais aussi dans l'émancipation ou pas de ce passé commun. Il reste pourtant toujours dans le présent : Finalement, il s'agit de savoir comment persuader Arlette de revenir, et si Denis, le barman du café (hérité du père décédé), peut devenir le compagnon de Betty, célibataire depuis trop longtemps.


Persépolis

réalisé par Majane Sartrapi
Film d'animation

Marjane, enfant joueuse et pleine de vie, croit en l'avenir, surtout depuis que s'est déclarée la révolution dans son pays : l'Iran. Mais l'arrivée du fondamentalisme islamique casse ses rêves de liberté. Aiguillonnée par sa grand-mère, elle garde la tête haute face à la menace au point de se mettre en danger. Pour la protéger, ses parents prennent alors la difficile décision de l'envoyer, seule, en Autriche.

L'insouciance qui devient courage.

Le format film d'animation issue de la bande dessinée donne un style vif et particulièrement poignant.

Bleu, Krystof Kieslowski


Un deuil.
Juliette Binoche interprête le rôle d'une femme qui se regarde sombrer, sans abandonner la générosité et la douceur qu'elle porte en elle, et qui, doucement, remonte à la surface, tout en se réappropriant sa musique.

Est-ce l'image qui devient musique ou la musique qui devient image ?

Film envoûtant tout autant que sa musique.

Intouchable

Réalisée par Eric Toledano, Olivier Nakache avec François Cluzet, Omar Sy.

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, un homme cultivé et riche, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison... Seule sa tête est encore sensible et mobile. La particularité de Driss est qu'il ne s'apitoiera pas. Il le sait. Mais c'est ce qu'il veut. Driss, lui ne veut rien, mais prend tout ce qu'on lui donne. Philippe lui permettra notamment d'accéder à des arts dont il aurait toujours ignoré l'existence. Mais en retour, Driss lui montrera que malgré son handicap, il peut encore partager la vie de quelqu'un.

Quand deux destins désespérés se croisent...
 

True Grit

  • Hailee Steinfeld : Mattie Ross.
  • Jeff Bridges : Rooster Cogburn.
  • réalisé par les frères Coen
Miracle de la volonté enfantine :
Mattie veut venger la mort de son père, tué sauvagement par Tom Chaney. Elle entraîne dans son aventure Rooster Cogburn, un marshal grossier, antipathique au premier abord... mais expérimenté. Laboeuf, personnage calculateur, s'impose au duo car une récompense est prévue pour celui qui ramènera le criminel. De cette alchimie naît une coopération où chacun doit, bon gré mal gré, faire avec l'autre. Mais leur quête vire au cauchemar. L'apprentissage est rude pour Mattie. 
Cependant le courage intraitable de l'enfant les conduit malgré tout au succès et révèle ce qui reste d'humanité dans les cœur des deux hommes, pourtant diablement endurcis.

    La révélation, H-C Schmid

    Kerry Fox : Hannah / Anamaria Marinca : Mira

    Deux femmes, Hannah, procureur au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et Mira, victime d'un odieux enlèvement collectif de femmes, acceptent, étape après étape, de se plonger dans l'horreur de l’événement, bravant les implications que cette quête de vérité peut avoir sur leur vie personnelle.

    Poignant.
    En particulier la détermination de ces femmes à rester intègres, -ou à retrouver son intégrité pour Mira-, malgré la menace qui pèse sur elles.

    Le nom des gens, Michel Leclerc


    Une fable burlesque sur la façon de trimbaler son passé... et celui de sa famille au sein de la société française, et d'y prendre sa place alors qu'on n'est pas Français de souche.
    Arthur (Martin) le cache, le dénie, le passé, alors que Bahia le vit de façon extravertie, en le poussant au bout de ses contradictions.
    Blessés différemment, ils sont complémentaires, et tentent, chacun à leur façon, de tirer l'autre vers une vie plus détachée du poids de son histoire.
    Bahia, fière de son père algérien, effacé et travailleur, doit vivre avec le traumatisme des attouchements qu'elle a subis petite et le surmonte par une vie débridée. Arthur, lunaire et sensible, fait face à un tabou, celui de la déportation : Sa mère a été brutalement séparés de ses parents grecs alors qu'elle n'était qu'une enfant. Pour ne pas en parler, ses parents restent obstinément murés dans leur inclination pour les techniques désuètes.

    Drôle et riche en réflexions à la fois, le film rebondit dans le présent en nous offrant une rencontre avec Lionel Jospin et un passage sur le plateau du "téléphone sonne" de France Inter.
    Et surtout la vitalité et la fraîcheur de Bahia nous ravit.
    Un tsunami.
    Mais reste aussi la douceur d'Arthur face à ses parents... qui crève l'écran.


    Bahia Benmahmoud : Sara Forestier
    Arthur Martin : Jacques Gamblin

    Into the wild Sean Penn

    Idéalisme suprême ? Chris veut s'affranchir d'une vie facile et trouver ses propres valeurs, se trouver, en se confrontant à la nature.

    Il quitte des parents, qu'il juge envahissants, pour l'Alaska. Il veut affronter la "vraie" aventure et la nature dans tout ce qu'elle a de plus rude.
    Sans moyens, il parcourt l'Amérique et au fil de petits boulots se rapproche du but.

    La seule chose qu'il garde de sa vie "d'avant" est le goût de la lecture, dans laquelle il décortique toute affirmation sur le bonheur.
    Rien ne l'arrête, pas même des amitiés inattendues, presque l'amour. Ni même la rencontre d'un homme qui le forme au travail du cuir et qui lui propose de devenir son fils adoptif.
    Mais pour toute réponse, Chris lui demande de l'amener aux portes de l'Alaska sauvage et de le laisser partir.

    En mesure-t-il le danger ? De nombreux accidents de parcours auraient dû le ramener à la "civilisation". Mais non, exigeant avec lui même, il veut aller au bout de ce qu'il a entrepris.


    On se met facilement dans la peau du héros. Il déclenche par sa franchise la sympathie, l'amitié, et d'autres sentiments qui le rendent attachant. Simplement, des attaches, il n'en veut pas. Et c'est ce désengagement qui blesse et qui finalement creuse le vide de sa vie.

    Avec Emile Hirsch : Chris

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