L'atelier d'écriture, une activité pour les initiés ?
Mélinda Schilge - Céline : écritures et lectures
Pages
- À la hauteur - extrait
- Tous les matins, elle boitait - extrait 1
- Tous les matins... - extrait 2
- Ciao Bella - extrait 1
- Ciao bella - extrait 2
- Dernière ambition (roman) - extrait
- Résurgence d'un coeur oublié - extrait
- La renverse, finaliste concours Très très court Short Edition
- Mains coupables
- La caresse du vent - nouvelle
- Adieu
- Me contacter
Les tickets d'or, Anne Barbier
De la lectrice à l'autrice, et qui sait, libraire ?
autrice engagée
Quel genre d'autrice suis-je ?
Mon univers
Le livre sous toutes ses facettes : de la relecture au podcast
Tout en prenant la plume, j'ai par ailleurs soutenu des auteurs en effectuant des relectures et j'ai poursuivi mon parcours de lectrice, ce qui m'a conduit d'une part, à être chroniqueuse, d'autre part, à m'intéresser à la diversité des parcours éditoriaux, en créant le podcast J'irai lire chez vous.
Une voix engagée dans l'écriture littéraire à travers des activités
transverses
L'engagement des jeunes en politique - Dernière ambition
débuts en politique
La beauté de l'engagement politique
Responsabilité politique
Lors de mes recherches pour l'écriture de Dernière ambition, j'ai au la chance de croiser le chemin d'un d'un jeune politique lyonnais, Marc Augoyard. Ce qui m'a frappée, c'est la sincérité de sa démarche, ainsi que le travail de titan que constituait son activité politique.
Dans un univers souvent perçu comme cynique, voir ce jeune homme s'engager sur le terrain avec une telle authenticité a été un moteur pour mon récit. Marc incarne pour moi cette politique du cœur, celle qui croit encore fermement au bien commun et au service de la cité. Depuis, j'ai appris qu'après vingt ans de politique, il a cessé tout engagement politique en novembre 2024. « Le temps des grands élus est passé, ce serait bien qu’il y ait de grandes idées », dit-il au journaliste du Progrès qui l'interroge en novembre 2024.
Nécessité de voter
Cette immersion dans les coulisses du pouvoir local, m'a convaincu que j'avais un rôle à jouer en tant que citoyenne : en parallèle, je prenais conscience de mon devoir de voter.
Ci-dessous, un extrait de mon roman illustrant cette nécessité portée par Nathanaël, un étudiant d'école de commerce qui avait à cœur d'amener ses pairs à prendre part à la démocratie. À travers lui, j'ai voulu explorer comment la sincérité d'un seul peut lutter contre l'indifférence de tout un groupe.
extrait :
À la hauteur - extrait
Sylvain prend progressivement conscience de la catastrophe qu'il vit : une montée des eaux de cinq cents mètres, à travers les réactions de désespoir des autres survivants.
Extrait
Tandis que je reprends
mon souffle après une interminable montée, j’entends une plainte. Étrange,
on dirait une sirène. Enrouée, certes.
Je me dirige vers cet appel.
Au bout d'un sentier,
les arbres s’écartent et j’aperçois une silhouette longiligne, debout sur un
rocher plat surplombant ce qui autrefois, hier, était une plaine surmontée
parfois d’un léger nuage de pollution. Une femme, les cheveux détachés sur une
robe lui couvrant les pieds, tire des phrasés maladroits d’un instrument qui
prolonge sa frêle épaule.
— C’est un
violon… constaté-je stupidement.
Elle sursaute en me voyant, mais elle ne s’interrompt pas. Au contraire, le fait que je sois témoin de ses crachotements semble lui donner du courage. Elle tire l’archet avec force. Les doigts de sa main gauche recourbés sur le manche se mettent à vibrer sur les cordes en remontant vers le cœur. Puis un mouvement lent atteint l’océan, les notes en prennent la pulsation. Elle ne s'arrête plus. Le cri s’amplifie, tandis qu’elle le maîtrise dans un balancement. Son poignet est souple et accompagne ses gestes. Je sens des frissons parcourir le haut de mon corps. Si la mélodie n'avait pas été si déchirante, ce courant pétillant aurait été un pur plaisir. Soudain, elle écrase l’archet avec fureur et je distingue un crin sectionné quand elle écarte l'archet. Elle poursuit avec une douceur feinte, le visage douloureux. Moi, je me retiens à un arbre, hypnotisé. Sa musique m’emmène loin, au-delà de l’immensité aqueuse.
Je ne sais pas comment
elle parvient jusqu’à la fin de son trait musical, tellement elle semble y engage toutes ses forces. Quand le flot s’éteint, quelques oiseaux tentent de faire
diversion. Craignant qu’elle s’effondre maintenant qu’elle a délivré son
message, je m’avance vers elle pour lui enlever le violon des mains. Elle se
laisse faire. Je pose l’instrument et la prends dans mes bras et nous mélangeons
nos sueurs âpres.
Puis elle s’écarte.
— Ils sont
tellement loin, tellement.
Juste après la vague, Sandrine Collette
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