Ellis et Jane donnent deux images de l'Afghanistan. Ellis nous dévoile les enjeux d'un combat contre les Russes et l'opiniâtreté des Afghans à défendre leur terre ; en vivant auprès d'eux en tant que soignante, Jane nous montre leur pauvreté et leur hospitalité.
Ken Follett m'a aidée à m'immerger un peu plus dans l'histoire tragique de ce pays.
J'ai apprécié aussi l'idylle qui se construit dans cet univers aride. Les questionnements des deux personnages, bien différents, sont humains.
L'auteur a été audacieux en plongeant dans ce contexte complexe et il en a tiré une histoire permettant de mieux saisir l'ambiance de ce pays (en choisissant de plus un passage où Massoud a redonné espoir à son peuple) et de voyager dans ses paysages lunaires et escarpés.
Aujourd'hui, nous savons que cet épisode a été suivi d'une prise de pouvoir des talibans : il est d'autant plus important de connaître ce qui a précédé, pour soutenir ce pays meurtri.
Note : j'ai lu ce livre dans le cadre de mes recherches pour l'écriture de Ciao Bella, sous-titré La vie l'emportera, dont le noeud des péripéties est issu des guerres qui mettent en péril l'équilibre de l'Afghanistan. Ces bouleversements atteignent ses habitants au plus profond : les Afghans sont pris au piège. Rien d'étonnant à ce qu'ils réagissent de façon désordonnée et parfois extrême.
