Le livre qui vole, Yves Montmartin


Une valse à plusieurs temps, où la tragédie et les personnages d'un nouveau quotidien se mélangent après avoir délivré leur histoire : l'auteur nous embarque dans un tour de France truculent où l'on s'instruit sur la sarbacane ou la vie de cirque. Les anecdotes semblent nous mener loin, elles convergent en fait vers un petit village breton, où tout a commencé, ou plutôt recommencé, après que l'horreur a déflagré, un jour de Bataclan. 
Dans ces vies, chaque détail est une richesse ; l'écrivain les traitent avec bienveillance, en remontant les généalogies, mais aussi en donnant de l'importance à de chacun des choix qui font le tournant d'une existence, que l'on soit compagnon du devoir ou directeur d'une agence bancaire.

Une lecture agréable, légère, pétillante.

Grave également.


Pour moi, Yves est un compagnon de route, sur les voies cabossées et enthousiasmantes de l'autoédition.

Voilà ce que je lui écrivais après la lecture des premiers chapitres :  
Je m'attendais à un livre qui s'adressait à des élèves pour leur donner le goût de la lecture, je voyais une histoire avec des personnages imaginaires ; et - comme dans Petit pays -, je me trouve face à un homme qui a vécu une tragédie et qui offre à ses lecteurs d'y rentrer à travers sa propre histoire. C'est poignant.
J'ai été touchée par cet exil poétique en Bretagne, mon pays de cœur. L'ouverture sur cette librairie de bout de monde est prometteuse.

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