Auprès de Violette, on trouve le réconfort lorsqu'on la croise dans son cimetière ou que l'on s'aventure dans sa maison de gardienne.
Pourtant, elle en a subi, des revers. Orpheline, elle a cru trouver le bonheur dans les bras de Philippe, un coureur de jupons, qui lui a laissé la charge de la barrière puis du cimetière dont ils doivent s'occuper. Leur mariage ne lui a donné que l'espoir d'une vie meilleure avec la venue de Léonine, leur fille, bientôt victime d'un terrible accident alors qu'elle vient de retrouver... sa peluche.
Les vies et les morts se mêlent dans ce récit qui a la douceur d'une fleur que l'on soigne avec tendresse et les épines qui meurtrissent inévitablement les existences avides, et par voie de conséquence, leur entourage.
Note : la mort est un thème universel et fort. Ici, l'habileté de l'autrice est de l'aborder à travers le quotidien d'un cimetière. Dans mes romans, je n'ai pas eu le cran d'affronter la mort d'un enfant ; cependant, figure le deuil de proches, comme dans Ciao Bella, La vie l'emportera.