Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, Virginie Grimaldi

Pauline tâche de surmonter son désarroi face à la rupture qui la ronge. Il faut s'occuper de son fils et tant qu'à faire, il est temps d'ouvrir les yeux sur les difficultés de sa famille.

L'auteure nous entraîne naturellement dans un feel-gool où la tragi-comédie se déroule selon un rythme bien cadencé, relevé par quelques passages désopilants dont elle a le secret.
Et soudain, quelque chose cloche, la mécanique se grippe et l'on découvre un élément qui ne cadre plus dans le décor.

Un roman écrit d'une main de maître, apportant détente et émotion.


Virginie Grimaldi pourrait être un modèle pour moi, si ce n'est que je ne peux pas m'empêcher de chercher à apprendre quand j'écris (dans le domaine historique, technologique ou artistique, par exemple), possiblement parce que j'ai une mémoire de poisson rouge et une curiosité insatiable. Mes livres sont l'occasion d'exploration. 

Cela dit, pour ce qui est de l'humour, je rêverais d'apprendre d'elle directement.
Voilà un échantillon tiré de son livre :

Mètre 0:MO-TI-VEE. Cinq kilomètres, je peux le faire.

Mètre 1900: Je vais mourir de soif. Dommage que mes aisselles soient si loin de ma bouche.

Mètre 2400: Je vais crever avant d’avoir goûté la délicieuse fêta.

Mètre 2500: Un jeune blond me double en marchant.

Mètre 2600: Je n’arrive plus à respirer, je râle. On dirait un porno doublé par Dark Vador.

Mètre 2900: Je ne vois pas la racine qui me barre le chemin.
J’essaie de me rattraper au vent, peine perdue.
La joue contre le sol, le souffle court, le dos trempé, le cœur au galop, je prends la décision la plus importante de ma vie. Le sport et moi, c’est terminé.

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