Volia, Anastasia Fomitchova

 


L'autrice nous transporte du quotidien d'une étudiante parisienne à celui d'une volontaire dans l'armée ukrainienne. Elle devient « médic» et affronte à ce titre les pires horreurs commises au nom de la guerre. Chaque jour, elle abandonne un peu plus les rêves simples d'une étudiante promise à un avenir banal pour permettre à son pays de continuer d'exister. 

Un appel à l'aide et une leçon de courage.


Note : si j'ai senti vibrer cette jeune femme, je n'ai en revanche pas saisi pleinement  la chronologie de son parcours — une pudeur, sans doute, qui éclipse les repères biographiques au profit d'épisodes de guerre —, même si Anastasia Fomitchova décrit bien la vie ordinaire qu'elle aimerait retrouver et qui constitue un objectif, fût-il lointain.
Personnellement, mon aventure littéraire m'a amenée à témoigner du drame afghan, que j'explore à distance au fil des années (en m'enrichissant cependant d'interviews menées auprès d'Afghans réfugiés). Un autre drame, intime celui-là, transparaît dans Ciao bella, sous-titré La vie l'emportera. Cela dit, je me suis refusé à en faire un simple roman-exutoire, pour que la fiction l'emporte sur la confession de douleurs irrésolues et que les personnages se développent dans leurs propres univers.

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