La bonne mère, Mathilda Di Matteo

Un livre qui commence sur les chapeaux de roues en misant sur le langage populaire et fleuri de Marseille opposé à l'esprit guindé parisien.

La bonne mère
Les chapitres s'enchaînent : mère, puis fille, autour de leurs déconvenues. Progressivement, ces femmes expriment à la fois leur défiance et, pour Clara surtout, la force du sentiment amoureux
J'ai bien compris la honte éprouvée par Clara vis-à-vis de sa mère et je me suis divertie des sorties tonitruantes de Véro. Difficile pour moi cependant de voir la bonne mère dans ce personnage décalé et extraverti. Difficile également de comprendre le double jeu de Raphaël, le Parisien soi-disant amoureux qui n'assume pas avoir transgressé la règle de l'abstinence de son milieu.

Les premiers chapitres sont réjouissants et tardent à en venir au vif du sujet. On découvre alors des relations toxiques entre violence masculine et femmes presque permissives. Et le manque ensuite chez Clara, malgré elle, après une séparation qui reste douloureuse.
De chapitres simplistes dont la caricature entretient un humour grinçant, survolté, on vire à une complexité désarmante où la victime, principalement Clara, mais également Véro, ne parvient pas à s'extirper tout à fait de leurs vies  de couple inabouties et surtout invivables.



Dans ma bibliographie, pas de passion telle que celle de Clara, cependant dans À la hauteur, Mathilde est elle aussi prisonnière d'une relation compliquée avec son père, à qui elle ressemble et dont elle veut se détacher. Et ce détachement lui ouvre à elle la possibilité de s'épanouir dans une relation amoureuse, au contraire de Clara.

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