Je sais que je ne devrais pas me laisser attendrir par cette
histoire, qui s'articule presque trop bien autour des idéaux d'une archéologue qui s'essaie, dans un village à sauver. L'antagoniste frise la caricature, même si l'autrice le rend crédible.
Nous sommes dans une montagne aux paysages aussi grandioses qu'il se doit.
Le prometteur, qui ne promet du rêve qu'à des vacanciers prêts à payer pour
un séjour tout en un, est mielleux à souhait. Et Lise doit affronter ses
manigances qui pourraient bien conduire à un abandon prématuré du site aux
bulldozers. Comment lutter ? Est-ce que la montagne va enfin déployer ses
forces tant qu'il est encore temps ?
J'ai lu l'histoire de Lise d'une traite. Cette jeune femme sortie de nulle
part a marché dans mes pas de randonneuse conquise par ces lieux qui vous
transcendent et je me suis permis de rêver, comme elle, que le passé d'un
village, qui vibre encore dans les pierres d'une chapelle, vaut bien les
investissements immodérés d'un visionnaire aux dents longues. Ses idéaux
sont, certes, un peu déconnectés de la réalité économique, mais défendent avec fermeté la nécessité de
l'archéologie dans nos avancées immobilières et ce, pour la richesse de notre
culture.
Par ailleurs, ce roman s'intéresse également à l'emprise des hommes et aux
moyens qu'ont les femmes d'y échapper.
Enfin, je suis tombée sous le charme du berger qui donne un air de liberté à cette aventure en ces terres pas si hostile qu'elles paraissent de prime abord.
Une bonne détente ! A conseiller aux amoureux de la montagne et aux défenseurs de patrimoines.
Pour ma part, j'ai, dans ma bibliographie, des personnages féminins qui se battent, comme
Tanya, même si ici, son
ambition est mal placée, encore manipulée par des hommes aux pouvoirs, mais
elle réussit ainsi à prendre soin de sa fille après avoir été réfugiée
moldave.
