Une chronique qui transforme mon roman À la hauteur en une arme pour la paix
Jeanne Orient, une chroniqueuse littéraire, à la fois magicienne des mots et communicante avisée, m'a fait l'honneur de lire et d'aimer mon roman À la hauteur, pour en réaliser une chronique unique en son genre. Et puissante. À travers son analyse, elle parvient au cœur de mon travail : le fait de comprendre comment l'effondrement de nos structures peut nous permettre d'accéder enfin à ce qui est essentiel en nous, pour nous. Ainsi, elle fait de mon roman une arme pour la paix.
L'eau comme un miroir révélateur
Jeanne Orient révèle les personnages face à leurs peurs, montre que la catastrophe les oblige à explorer leurs résistances et à accéder à ce qui est haut en eux. Par là même, elle réussit le tour de passe-passe de nous mettre face à nos petitesses, les remparts que nous nous sommes obstinés à construire, et à nous ouvrir une voie pour les dépasser. Après la catastrophe, accéder à cet inconnu en nous est le meilleur cheminement vers un équilibre.
Mathilde et Sylvain : deux trajectoires face à l'inconnu.
Cette chronique de haut vol nous ouvre des chemins tout en mettant en lumière le parcours de reconstruction de Mathilde, la citadine, et de Sylvain, le rêveur. L'eau qui a monté de cinq cent mètres est à la fois une fracture et un révélateur.
Sylvain, l’homme qui avance calmement
Sylvain est l'homme vivant qui habite le temps long. Il traverse le livre avec une lenteur qui devient une force. Il est celui qui ne lutte pas contre les éléments, mais tente de s'y accorder.
Mathilde, face à la fracture
La peur comme moteur de reconstruction
Au cœur de cette aventure faite de renoncements, la peur occupe une place centrale. Jeanne Orient analyse très justement que la peur ne nous détruit pas forcément : elle nous révèle.
Finalement, le roman raconte cette évidence : tant que rien ne cède, nous restons cachés derrière nos habitudes. Il faut que l'événement extérieur — parfois d'une dureté extrême, parfois d'une étrange tendresse — nous déplace pour que notre nature profonde affleure enfin, sans filtre.
Je suis profondément reconnaissante à Jeanne Orient pour cette rencontre littéraire qui « enlumine » mon roman. Son analyse nous invite tous à une réflexion nécessaire : et si, au lieu de construire des digues toujours plus hautes, nous apprenions enfin à vivre à hauteur de nos propres vérités ?
Pour découvrir mon livre : À la hauteur.