Avec Dogko, la parole ralentit et la mémoire est tenue à distance : on ignore ce qui l'a amené à se réfugier, comme ultime logis, dans la gare de Séoul. Le mystère qui est entretenu sur la rupture qui l'a conduit dans une supérette de quartier est d'abord compensé par l'histoire d'une reconstruction permise par la propriétaire de ce lieu.
Cet homme, plus astucieux qu'il n'y paraît, parvient à déjouer des situations
conflictuelles ou à guider des personnes en difficulté. Finalement, l'aumône
qu'on lui fait, en lui garantissant les moyens de survie, n'est rien à côté
des services qu'il rend naturellement.
Dans ce roman coréen qui se déroule en grande partie dans les heures de nuit,
les enjeux sont assez similaires à ce que l'on pourrait trouver dans un roman
européen. Ces leçons valent pour tout un chacun dans le fond. Cependant, le
vocabulaire nous plongent dans un décor qui nous offre un voyage en plus des
dénouements de situations douloureuses.
Un bon moment de lecture.
Note : dans mes romans, j'ai aimé exploré des pays lointains (l'Afghanistan, par exemple). Mais ici, nous sommes encore deux fois plus loin, par rapport à la France. Un sacré dépaysement !
