Getee vit de l'intérieur l'arrivée des talibans. Nous sommes plongés dans
l'état de sidération qui enferme des familles entières chez elles. Pour cette
journaliste de Kaboul, c'est aussi l'occasion de témoigner de l'horreur de
cette violente mainmise. Également, du fait de son statut, elle peut espérer
un rapatriement vers la France.
De l'autre côté, en France, les tentatives administratives aboutissent
presque miraculeusement. Mais une fois le sésame obtenu, il faut encore
parvenir à monter ensemble dans l'avion (car au vu du danger, on essaie
d'extraire également la famille proche) après une traversée de Kaboul des
plus dangereuses. Tout ne se passe pas comme prévu, mais le jeune politique
qui doutait de pouvoir faire quelque chose pour cette jeune femme connue sur
les réseaux sociaux a bel et bien réussi à enclencher un processus
salvateur.
Un beau témoignage.
Note :
Ce peuple, embarqué dans une tragédie des plus sombres, se bat encore. Ici une femme de sauvée. Pour combien d'autres enfermées ?
Après avoir découvert l'Afghanistan postérieur à la prise de Kaboul
de 1996 lors de l'écriture de Ciao bella, La vie l'emportera, je suis consternée de constater que l'Histoire se répète.
Marquée par la situation désespérée des Afghans que j'ai appris à
connaître, je me lance dans une nouvelle histoire où Ehsan, Hazâra chiite,
a pris une place prépondérante parmi les trois personnages d'un roman
choral…
