Lou vit dans les années 2080, à un moment où la préservation de la volonté
générale prévaut sur la démocratie. Ainsi les systèmes numériques, pour ne pas
dire intelligence artificielle, décident d'affecter chacun à un cursus en ne lui
donnant que peu de possibilités de choix, tout ceci pour permettre un
fonctionnement optimal de la société.
Mais pour la jeune fille qui veut un
retour des libertés et qui subit l'affront terrible de se découvrir un frère
criminel, l'avenir paraît sans espoir. Cependant, au fil d'un journal de bord
tenu par un ami disparu, Lou va comprendre que beaucoup de choses lui ont
échappé et qu'il n'est peut-être pas trop tard pour avancer.
Cette
anticipation surfe sur la vague d'une administration infiltrée par un système
numérique, comme le fait le craindre l'utilisation professionnelle de l'IA
d'aujourd'hui.
Le livre est court, la jeune fille est attachante même si
j'aurais aimé découvrir un peu plus son quotidien. Il permet de se poser des
questions sur notre monde actuel. En particulier sur les effets d'un système « intelligent » pour régir l'affectation de chacun.
J'ai aimé l'idée que la volonté générale puisse être la justification de la mise en place d'un tel système.
Un pivot bien choisi pour mener une réflexion sur des politiques d'avenir.
Note :
Je suis admirative de ces livres d'anticipation qui bâtissent une façon de fonctionner complètement nouvelle. Dans ma bibliographie, vous pouvez découvrir des dronavenues dans Ciao bella, promettant des livraisons facilitées dans les grandes villes et, dans À la hauteur, je m'interroge sur le possible fonctionnement d'une confédération des maires, après la disparition de la plupart des grandes villes. Mais les cartes ne sont pas totalement rebattues. Je reste à la lisière entre l'anticipation et le roman contemporain.
