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La mauvaise herbe, Yves Montmartin

La mauvaise herbe

À travers l'histoire d'Amira et de Loubna, c'est l'islam déraciné que nous découvrons. D'abord, nous les voyons grandir dans leur pays d'origine, l'Algérie. Et l'auteur nous embarque dans un florilège : nous explorons les coutumes, les sonorités, les personnalités de cette région. Le mariage, objet de toutes les convoitises et de toutes les craintes, n'est cependant pas une obligation ici. La tante Nour, célibataire patentée, a sa place dans cet univers bien réglé. Mais pour Loubna et Amira, il en ira différemment : isolées en France, elles subiront la face cachée de la religion, capable de briser au nom des principes maritaux.


Yves Montmartin nous réjouit avec un voyage dans l'intimité de l'Algérie. Cependant, à travers les désillusions des deux jeunes filles, il nous permet d'appréhender ce que vivent certains Maghrébins qui ont échoué à emporter avec eux la bienveillance, la chaleur de coutumes ensoleillées et attentives, d'un pays à découvrir.
Un message adressé à ceux qui ternissent une religion qui devrait rester le socle vivant et humain qu'elle est en Algérie et qui devrait continuer à être pratiquée ailleurs, à bon escient.

Un sacré périple, tragique et beau à la fois.


Yves Montmartin est un auteur avec qui j'ai partagé de nombreux salons et avec qui je partage la même vision je crois de l'édition indépendante. Pour ma part, j'ai également exploré le thème de la difficile intégration pour les réfugiés en France (dans Ciao bella, par exemple, au sujet d'Afghans).

Une dédicace partagée à Néronde

Une dédicace à Néronde Loire Samedi 24 mai Yves Montmartin Mélinda Schilge

Une bibliothèque d’irréductibles lecteurs et amis des livres


Quand la culture résiste ! 📚✨ Néronde est un petit village de la Loire qui, à sa manière, promeut l'ouverture aux livres. Le maire a tenu à rénover l’ancienne cure pour l’installer dans un lieu central et symbolique. Et elle est devenue un lieu vivant : une belle preuve que la culture résiste et s'épanouit même dans des lieux peu densément habités.


Un accueil actif et bienveillant


Cette bibliothèque offre des animations de qualité, comme lors des Nuits de la lecture où des lectures et autres témoignages se sont succédé. Et ce samedi, de 9 h et 12 h, j’aurai l’honneur et la joie d'être invitée pour une dédicace.

. une affiche colorée et moderne 🤩

J'ai rarement bénéficié personnellement d'une affiche créée pour l'occasion.
C'est un grand plaisir de voir son travail mis en valeur avec autant de soin et de créativité : l'affiche créée pour l'occasion me touche.

. dédicace partagée avec Yves Montmartin 🤝

Cerise sur le gâteau, la bibliothèque me propose de partager ce moment avec un écrivain que je connais bien ! Yves est un auteur avec qui j’ai partagé de nombreux salons et dont j’ai suivi l’évolution vers des thèmes de plus en plus forts (comme son dernier roman qui nous plonge en Haïti).


Un grand merci à toutes celles et ceux qui organisent et à celles et ceux qui viendront partager ce moment avec nous. C'est aussi pour ces rencontres que nous écrivons.

Sept jours au Mazet-St-Voy, Yves Montmartin

Chapeau bas.
Cher lecteur, vous allez naviguez dans un décor de théâtre avec délectation : l'heure est au crime, les nouvelles prennent place dans l'ambiance tamisée d'un coin de feu.
Le narrateur est traité avec art, il est à la fois proche du lecteur et de son ami Germain.
L'auteur met en parallèle des histoires originales, bien campées dans la vie de tout un chacun, et le récit de cette amitié.

La construction est une création en elle même, je vous laisse la découvrir.

Hispaniola, Yves Montmartin


Vous aimez voyager ? Vous aimez découvrir un pays de l'intérieur ? Vous êtes sensible à la candeur d'un enfant, et la pauvreté vous révolte. Vous gardez espoir malgré tout que l'on puisse continuer de vivre dans des environnements difficiles, pourvu qu'il y ait encore un peu de solidarité. Vous croyez en la vie plus forte que le malheur ?



Alors, je vous engage à suivre les traces de Calixte, car pour moi, son histoire dramatique vous embarque dans un récit ingénu mais lucide d'une lutte quotidienne en Haïti. Yves nous décrit avec une minutie quasi journalistique les traditions qui donnent un fil à cette famille exsangue, lui permettant de se raccrocher à ses espoirs, un jour après l'autre. Riche de ses expressions haïtiennes, l'auteur nous plonge sans œillères dans un univers effrayant, si ce n'est que la force de vie qui anime les habitants de la cité Simone à avancer malgré tout, redonne foi en la nature humaine. Il a même réussi le tour de force à amener une fin dans la lignée de ce récit avec une douceur qui trahit son affection pour ce pays malmené.
Bref, vous l'aurez compris, une histoire qui m'a portée du début à la fin. Bravo l'ami !

Brindille, Yves Montmartin


 Yves nous invite à prendre le temps. À écouter, avec des mots d'enfants, la vie qui passe et se passe. Une fois n'est pas coutume, nous tâchons de nous ennuyer le mieux possible pour aller à l'essentiel des choses simples et aussi des évènements qui bouleversent. Une expérience hors de notre temps qui court après l'exceptionnel. 

Rafraîchissant et poétique.

À lire un chapitre après l'autre.

Le code, Yves Montmartin


D'abord, j'ai serré les dents en découvrant l'absence d'empathie du meurtrier pour ses victimes. Puis je me suis détendue, appréciant l'humour, certes cynique, autour des tribulations de notre assassin qui, grâce à son esprit observateur, nous entraîne dans des tranches de vie instructives et légères jusqu'au moment fatidique. Les personnages secondaires sont touchants, comme Gisèle, l'épouse, qui évolue au fil de l'histoire. Et la douleur de ces actes cruels s'exprimera en temps voulu. 
Comme à son habitude, l'auteur nous offre une construction originale et solide, avec, pour les initiés et les autres aussi, de nombreux clins d'œil. La plume, qui glisse avec une dextérité encore accrue, nous fait envoler vers des traits poétiques, tout en appréciant les petites histoires imbriquées dans une trame qui nous conduit doucement mais sûrement vers une fin remettant le tout en place.

Finalement, peut-être bien qu'avec son air de-ne-pas-y-toucher, l'auteur parvient à nous en dire beaucoup plus sur ce que pourrait être un psychopathe que des polars plus classiques.

Une sacrée lecture !


Note : Yves est un auteur indépendant avec qui j'ai partagé de nombreuses aventures littéraires dans la Loire, une région accueillante pour les écrivains pas encore connus.

Le livre qui vole, Yves Montmartin


Une valse à plusieurs temps, où la tragédie et les personnages d'un nouveau quotidien se mélangent après avoir délivré leur histoire : l'auteur nous embarque dans un tour de France truculent où l'on s'instruit sur la sarbacane ou la vie de cirque. Les anecdotes semblent nous mener loin, elles convergent en fait vers un petit village breton, où tout a commencé, ou plutôt recommencé, après que l'horreur a déflagré, un jour de Bataclan. 
Dans ces vies, chaque détail est une richesse ; l'écrivain les traitent avec bienveillance, en remontant les généalogies, mais aussi en donnant de l'importance à de chacun des choix qui font le tournant d'une existence, que l'on soit compagnon du devoir ou directeur d'une agence bancaire.

Une lecture agréable, légère, pétillante.

Grave également.


Pour moi, Yves est un compagnon de route, sur les voies cabossées et enthousiasmantes de l'autoédition.

Voilà ce que je lui écrivais après la lecture des premiers chapitres :  
Je m'attendais à un livre qui s'adressait à des élèves pour leur donner le goût de la lecture, je voyais une histoire avec des personnages imaginaires ; et - comme dans Petit pays -, je me trouve face à un homme qui a vécu une tragédie et qui offre à ses lecteurs d'y rentrer à travers sa propre histoire. C'est poignant.
J'ai été touchée par cet exil poétique en Bretagne, mon pays de cœur. L'ouverture sur cette librairie de bout de monde est prometteuse.

Quelques lectures de 2021

. Trois romans coups de cœurs
Un petit jaune Sylvie Callet
On ne touche pas, Ketty Rouf
Chansons de la ville silencieuse, Olivier Adam

. Romans que j’ai beaucoup aimés
Les guerres intérieures Valérie Tong Tuong
Trente ans, le bonheur m'attend, Marie Meyel

. Un univers dans lequel j'ai aimé plonger : La mauvaise herbe, Yves Montmartin

. Un feel-good avec un rebondissement étonnant
Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, Virginie Grimaldi

. Un drame touchant : Les chaussures italiennes, Henning Mankell
. Un livre qui m’a fait pleurer : Lumière, Christelle Saïani

. Un classique étonnant : Maître et serviteurs, Tolstoï
. Une belle plume : Salsa Picante, Jean Ducruex

. Un livre grinçant : Vents divers, Maris St-Vaast
. Un livre étrange : La route, Cormac Mc Carthy


L'autoédition

autoédition

L'autoédition à Lyon et au-delà

L'autoédition permet bien des rencontres. À mes tout débuts, j'ai rencontré un auteur (devenu prolifique) au Chaudron des livres, dans le département de la Loire dans la région de Feurs. J'avais effectué une relecture d'un de ses livres et par la suite, nous avons partagé bien des moments en salon ou dédicaces conjointes. 

Cette collaboration s'est élargie. J'ai eu la chance d'échanger avec d'autres auteurs, au salon de l'autoédition de Lyon par exemple. Puis le groupe Les Indés se livrent s'est constitué, pour se serrer les coudes. J'ai continué d'écrire et c'est grâce à de nombreux partenaires : relecteurs, des graphistes aussi, que j'ai poursuivi mon travail dans cette activité exigeante. Je pense aussi à des personnes qui soutiennent fidèlement les écrivains, par principe. 

Mais je garde bon souvenir de ces premiers contacts. 

Et je lui laisse la parole pour vous parler de ce milieu particulier, au combien enrichissant et solidaire :

Dédicaces vs salons : les sorties de l'écrivain

dédicace ou salon : comment choisir ? Est-il nécessaire pour un auteur de participer à des manifestations littéraires ?

Pour un écrivain, sortir de sa bulle de création est une étape cruciale. Deux possibilités s'offrent à lui : les salons du livre (dénommés parfois festivals) ou les séances de dédicaces. Après avoir parcouru de nombreux kilomètres pour présenter mes livres et rencontré des publics variés, j'ai compris que le livre est accueilli de bien des façons. Tout dépend de ce qui est recherché : l'effervescence collective ou l'intimité du comptoir.

Le salon littéraire : une aventure solidaire


Le salon, c’est le grand bain. C’est un lieu où l’on ne vend pas seulement un livre, mais où l’on partage des univers particuliers, ceux dans lesquels nous plongeons nos lecteurs.

Des rencontres puissantes


Le livre emporte avec lui des thématiques qui provoquent les échanges. Des coïncidences se créent immanquablement entre les lecteurs et les auteurs, autour de thèmes forts pour chacun.

Une solidarité entre auteurs au-delà du stand


Le salon est aussi le terrain de l'entraide. J'ai eu l'honneur de défendre le livre d'un écrivain malade qui ne pouvait pas se déplacer. À l'inverse, mon amie Céline Bernard a déjà tenu mon stand pour me soutenir. 
Également, qu’il s’agisse de stands communs (comme à La Rochelle où je me suis trouvée avec une bonne dizaine d'auteurs sur le même stand) ou de retrouvailles (comme dans la Loire, où je retrouve régulièrement des auteurs que je connais, comme José Casatejada, par exemple) le salon casse la solitude de l'écrivain.

Faire vivre la culture locale
Salon du livre de Brindas


Dans certaines communes de petites tailles, la culture est portée par quelques personnes dynamiques. À Néronde, dans la Loire, la bibliothèque lance de belles initiatives pour porter l'écriture au cœur du village. À Brindas, dans le Rhône, c'est une organisatrice en situation de handicap, passionnée d'écriture, qui a insufflé une énergie incroyable. 
Dans ces lieux, quand on vient faire connaître son livre, on ne se contente pas de signer des ouvrages : on porte une responsabilité dans le succès culturel d'une commune (ou d'une communauté).

La dédicace en librairie : proximité et légitimité


Si le salon est une fête, la dédicace est un rendez-vous. En accueillant le livre dans un endroit qui leur est consacré dans la durée, elle lui offre une légitimité particulière, une forme d'adoubement, dans le fond.
Dédicaces Cultura

S'ancrer dans son territoire

Quand on organise une dédicace, on choisit un lieu.
Pour moi, passer par le Cultura de Limonest ou la Fnac de Roanne (en partenariat avec Catherine Berthelier), proches de mes lieux d'habitation, permet de toucher un public de proximité. À Lyon, j'ai également organisé des dédicaces dans l'espace public, avec d'autres auteurs, comme Meg et Laetitia Dupont notamment.

La cohérence de l'univers du papier


Il y a une magie particulière à signer dans des librairies-papeteries, comme la librairie Jardin de Papier ou celle du Lycée de Feurs. Dans cette dernière, j'ai succédé à des auteurs locaux rencontrés en salon (comme Yves Montmartin, Jean Ducreux, Dominique Dejob), créant un maillage de plumes locales. Dans ces endroits, l'objet livre mêlé aux fournitures de l'écolier est dans son environnement ; à l'heure du numérique, nombre de lecteurs redisent le plaisir de tourner les pages d'un livre broché.

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